La Gazette de Vaulnaveys

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EnvironnementLoisirs et nature

Les Vercors de Barraquand à Vaulnaveys le bas

Les Barraquand, késako ?
Peut-être quelques spécialistes le savent-ils, mais la plupart des personnes ne connaissent pas les Vercors de Barraquand. Cette race de chevaux spéciale, adaptés à la moyenne montagne, endurants, tranquilles, rustiques, est devenue la passion de Céline et Michael.
A Vaulnaveys le bas, aux Muriannes, ils ont repris la vieille ferme des grands-parents et on décidé de participer à la sauvegarde de la race de ces petits chevaux, très utilisés avant la venue du cheval vapeur et de la mécanisation.
Bien leur en a pris car lors du concours régional à Villard de Lans au printemps, leur poulinière a remporté le 3ème prix.
Belle récompense pour ce couple qui s’investit entièrement dans ce nouvel élevage. Leur but étant d’arriver entre autre à un troupeau d’une quinzaine de chevaux et d’échanger avec les autres éleveurs pour un renouveau du cheval local, pour proposer des chevaux de travail en remplacement de la mécanisation.
Petit coin d’histoire :
Les Vercors de Barraquand ont une origine attestée officiellement depuis 1760, grâce à des écrits découverts à l’abbaye de Léoncel. « Expériences faites, les chevaux nés dans le pays, sont vifs, robustes, adroits, déliés, jambes sèches et nettes, pieds sûrs, la selle dure, comme leur constitution qui tient de l’air toujours froid ou frais et d’un pâturage au foin sec et moelleux ».
Au 19ème siècle, les standards se dessinent pour la race, puis Jules Barraquand, éleveur à Ambel dans le Vercors, décide de faire perdurer la race qui était sur le point de s’éteindre. Allant même jusqu’à faire des transhumances dans le pays de Crau pour y faire passer les hivers à ses chevaux !!!
Puis, avec les guerres, l’arrivée de la mécanisation, c’en fût presque fini de cette race montagnarde.
Mais après bien des péripéties, le renouveau est là, juste à côté de chez nous…

Oui, des projets, ce n’est pas ce qui manque dans la tête de Céline et Michael , seul le temps leur fait défaut : concernant les Barraquand, il faut aller au rythme de la nature, mais ce n’est pas pour leur déplaire. Loin de là.
Non, le temps qui leur manque est celui dont ils auraient besoin pour tout remettre en état, faire le vide, trier et valoriser ce que les générations précédentes ont laissé.
Ils recherchent également des terrains à valoriser pour le pâturage de leurs chevaux : « Un Barraquand, c’est un peu comme une chèvre, ça se contente de peu, ça broute tout, ça remet un terrain broussailleux en prairie, et tout ça sans machine, sans effort, naturellement, ça ne détruit pas le sol, leurs sabots sont petits ». Alors si vous avez un grand terrain à entretenir à proximité, n’hésitez-pas, faites appel à ces tondeuses naturelles…
Vous pouvez voir ces fameux Barraquands à Murianne, Vaulnaveys le bas. Mais surtout ne leur donnez jamais à manger, cela pourrait les rendre très malades, leurs estomacs ne sont pas habitués à digérer le pain, et autres friandises humaines.
Venez voir Céline et Michael, ils vous accueilleront avec gentillesse et vous parleront avec passion de leurs chevaux, de leurs travaux (faits et à faire), de leurs projets loin des paillettes et de la société de consommation, mais très proche des vraies valeurs transmises par des générations de paysans (au sens où un paysan est quelqu’un qui vit au pays).

Pour de plus amples renseignements, vous pouvez visiter le site :
https://cheval-vercors-barraquand.fr/page/42-la-belle-histoire-du-cheval-vercors-de-barraquand
Contact Michael et Céline : 06 14 82 91 46




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